• Miroir au Reflet

    Des textes personnels, mes pensées, des réflexions... Tous ces reflets de moi-même que je partage parfois avec une sincérité dont je ne me serais jamais crue capable. Souvent des textes qui ne dépassent pas les 2000 mots, donc des lectures brèves. Et des textes que j'écris car j'ai besoin de me libérer, de lâcher-prise, d'enfin m'exprimer, de tout coucher à plat, de tout laisser sortir pour réfléchir plus posément aux situations auxquelles je me confronte. Un peu comme si je déposais mes souvenirs dans une pensine pour mieux les analyser ensuite...

  • Je n’ai jamais été agressée sexuellement. On ne m’a jamais prise pour une prostituée sur le bord de la route. Je n’ai jamais subi de harcèlement sexuel. On ne m’a jamais violée.

    On pourrait dire que je n’ai rien vécu. On pourrait dire que j’ai tort de me plaindre là où tant d’autres souffrent bien plus. On pourrait dire qu’avant, les femmes vivaient bien pire. Mais ce serait stupide que d’écouter de telles absurdités. Si personne ne parle, on ne pourra jamais faire avancer les choses. Il faut démanteler la norme par à coups. Autrement, nous ne parviendrons jamais à faire s’effondrer l’édifice si nous frappons tout en haut.

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  • Woh, putain. T'imagines pas à quel point tu m'as blessée. T'essayes de paraître tolérante, mais au fond t'en fais trop. T'es comme les autres. Une personne dans la norme qui s'imagine changer les choses.

    Tu nages dans l'hétéronormativité. Moi, je m'y noie. Tu confonds, tu te crois ouverte, mais tu te bases sur des clichés pour appuyer tes propos qui sont typiques d'une hétérosexuelle qui ne comprend pas le quotidien d'une personne queer. En minorité.

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  • Il y avait ce sac entre mes mains. Lorsqu’il me l’a donné, j’ai souri. Je devais avoir l’air stupide, à afficher ce visage ravi, et pourtant je m’en moquais. Je savais, ou plutôt je devinais ce qu’il y avait à l’intérieur. Avec l’étiquette d’un chocolatier qui scellait le sac, il y avait peu de chances que ce dernier contienne une bouteille de shampoing.

    J’étais heureuse, oui. Et pourtant, je ne l’ai pas ouvert devant lui. Non, parce que je voulais profiter de sa présence, je voulais profiter de lui, de sa voix, de ses gestes, de son cœur et des sensations diffuses qui prenaient possession de moi lorsqu’il m’enlaçait ou m’embrassait. Je voulais profiter de lui, et ouvrir son présent aurait été gâcher nos quelques minutes à nous, seulement nous.

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