• Et j’ai traversé le miroir, ici tout est blanc ou noir, je ne sais plus, je ne sais pas. Mes sens se troublent, et ma vue se brouille jusqu’à ce que je me sente devenir aveugle. Là, il n’est plus question de couleurs ou de lumières, mais bien d’obscure clarté. Je ne me suis jamais sentie aussi paradoxale, peut-être que mes sens se mélangent ? Je ne sens rien sous mes doigts, pire, je ne sens rien autour de moi. Inutile de chercher à entendre quelques sons que ce soient, c’est un bourdonnement permanent, ce genre de bruit presque musical, comme une pédale d’orgue où on ignore si l’on pourrait qualifier ça de muet ou de bruyant. C’est un bruit sourd, oui. A moins que ce soit moi qui ne sache plus entendre.

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  • Je n’ai jamais été agressée sexuellement. On ne m’a jamais prise pour une prostituée sur le bord de la route. Je n’ai jamais subi de harcèlement sexuel. On ne m’a jamais violée.

    On pourrait dire que je n’ai rien vécu. On pourrait dire que j’ai tort de me plaindre là où tant d’autres souffrent bien plus. On pourrait dire qu’avant, les femmes vivaient bien pire. Mais ce serait stupide que d’écouter de telles absurdités. Si personne ne parle, on ne pourra jamais faire avancer les choses. Il faut démanteler la norme par à coups. Autrement, nous ne parviendrons jamais à faire s’effondrer l’édifice si nous frappons tout en haut.

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  • 7 ans de malheur. Ces mots tournent et tournent dans ma tête.
     7 ans de malheur, mais la souffrance soudain se tait.
     7 ans de malheur, les pierres rouges deviennent deviennent muettes.
     7 ans de malheur, le temps dessine enfin ses lourds secrets.

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  • Quand je suis entrée dans la pièce, je me suis tout de suite sentie mal à l’aise. Il y avait cette sensation de déjà-vu, cette impression de surveillance, comme si on avait à remplir un rôle qu’on ignore encore, comme si on avait à faire quelque chose parce que c’est écrit dans les lignes de nos mains, comme si on avait à faire une chose qu’on a déjà faite.

    J’ai déjà vu cette pièce. J’en suis persuadée. Il y a un miroir, qui recouvre un pan de mur, il y a une coupelle qui repose au sol. Et dans cette coupelle, une poignée de rubis, savamment déposés pelle-mêle, en un entrelacs sanguin des plus délicieux, en une folie salvatrice et meurtrière. Non, ces rubis semblent comme jetés là, j’ai l’impression qu’ils frétillent d’impatience, il me semble en sentir un vibrer contre ma paume lorsque je le prends et je le repose aussitôt, apeurée. Mais qu’attendent-ils ces rubis ? Ou plutôt, qu’attendent-ils de moi ?

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  • Pour les deux ans du blog, le Monde des Couleurs se refait une beautey et se pare de licornes, de patates et d'arcs-en-ciel ! Le contenu, change, les couleurs du contenu aussi, le Monde des Couleurs change, mais pour le mieux !

     

    Au total, depuis sa création, le Monde des Couleurs a reçu 895 arcs-en-ciel ! Et oui, ça fait beaucoup pour un blog pas du tout actif et réactif !


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